ProSol - Protection et réhabilitation des sols dégradés pour améliorer la sécurité alimentaire

Thématique : Gestion durable des ressources
Durée : 01 Jan 2018 - 30 Jun 2022
  Projet en cours
Ministère de tutelle : MEEF - Ministère de l'Environnement, de l'Ecologie et des Fotêts
Organisme d'exécution :
Organisme de mise en oeuvre :

Objectif

La composante Madagascar fait partie du programme mondial «Protection et restauration des sols» et contribue à la réalisation des objectifs de l’Initiative spéciale du BMZ «UN SEUL MONDE sans faim» (SEWOH) visant à éliminer l’extrême pauvreté et la faim.

L'objectif global du projet est: des approches durables pour la promotion à grande échelle de la protection des sols et de la réhabilitation des terres dégradées sont appliquées dans les régions sélectionnées à Madagascar.

Objectifs spécifiques

Champ d’Action A :

Mise en oeuvre de mesures de protection des sols et de réhabilitation des terres sur la base d’une approche paysage dans la région de Boeny (26 000 ha)

Champ d’Action B :

Ancrage politique et institutionnel des résultats achevés au niveau national

Champ d’Action C :

Communication des résultats et mise en réseau au niveau international

Description

Région de mise en oeuvre : Nationale et Régionale

Type de financement : Don

Résultats attendus

·         L’accroissement de la couverture végétale et de la matière organique des sols contribue à l’amélioration des propriétés des sols et à la neutralité en termes de dégradation des terres. La couverture végétale augmentée améliorera la situation alimentaire ;

·         L’amélioration de la productivité et la diversification des exploitations agricoles permettent d’accroître aussi la capacité de rétention en eau des sols et l’approvisionnement en eau des superficies irriguées, et, par conséquent, les capacités d’adaptation au changement climatique.

·         Contribution au développement de systèmes économiques d’incitation à la protection des sols, tant au niveau des exploitations agricoles qu’au niveau macro-économique.

Des rencontres nationales, régionales, mais aussi internationales permettent de nouer des relations avec des acteurs internationaux travaillant dans le domaine de la protection des sols et du droit foncier, de présenter les acquis de l’expérience documentés et de les rendre ainsi accessibles à un plus grand nombre de spécialistes.

Activités principales :

  • Le projet accompagnera la réhabilitation des terres par la fourniture de conseils, ainsi que de matériaux de construction et de matériel végétal ;
  • Elaborer une stratégie pour l’opérationnalisation de la neutralité en matière de dégradation des terres ;
  • Le projet favorise la mise en réseau des acteurs des ministères techniques, de la recherche et de l’éducation aux niveaux national et international.

Impacts :

  • Les investissements dans la préservation des ressources naturelles et des écosystèmes contribuent directement à la réalisation des objectifs de développement durable (ODD), c’est-à-dire, dans ce cas, de l’ODD 15 : préserver et restaurer les écosystèmes terrestres, en veillant à les exploiter de façon durable, gérer durablement les forêts, lutter contre la désertification, enrayer et inverser le processus de dégradation des sols et mettre fin à l’appauvrissement de la biodiversité. Une importance particulière est accordée à la cible 15.3 (NDT). Des sols protégés et réhabilités permettent une augmentation de la productivité, ce qui contribue, dans l’espace rural, à la réduction de la pauvreté (ODD 1 : éliminer la pauvreté sous toutes ses formes et partout dans le monde) et de la faim (ODD 2 : éliminer la faim, assurer la sécurité alimentaire, améliorer la nutrition et promouvoir l’agriculture durable). Une réplication des mesures de protection des sols sera possible à long terme au-delà de la région du projet par l’intégration de la thématique dans les programmes des écoles professionnelles.

Narratif :

  • Environ 70 % de la superficie de Madagascar sont utilisés à des fins agricoles, souvent comme pâturages pour un élevage extensif. Un tiers environ du territoire est dégradé. La diminution constante de la couverture forestière qui est actuellement de 20 % (FAO) entraîne de graves dégradations dues à l’érosion. La gouvernance du secteur des ressources naturelles est faible et s’est encore amoindrie depuis la crise. La corruption est largement répandue dans de nombreux domaines à Madagascar. Par ailleurs, on constate dans le nord-ouest du pays un afflux de populations fuyant la pauvreté et les effets du changement climatique. La pression qui s’exerce sur les ressources naturelles s’accroît en conséquence. Des mesures favorisant la protection des sols et la réhabilitation des terres dégradées sont appliquées depuis longtemps sur un certain nombre de parcelles, mais leur protection n’est pas assurée en raison de pratiques néfastes qui continuent à être utilisées sur les terres avoisinantes du paysage et qui détruisent les ressources naturelles. Jusqu’à présent, il n’existe pratiquement pas d’approches de grande ampleur pour la promotion de la protection des sols et la réhabilitation des terres dégradées.

Bénéficiaires

Petits paysans affectées par la dégradation des sols